www.acteursdusport.fr, publié le 26 novembre par Sylvie Roman – Accéder à l’article en ligne

Le centre balnéaire Raoul-Fonquerne de Sète est équipé de plusieurs technologies de pointe de production énergétique, où les énergies renouvelables apportent l’essentiel des besoins: l’eau et le soleil sont au centre du programme. Et les économies suivent.

solaire piscine sete

@ville de Sète

Depuis 2016, le centre balnéaire Raoul-Fonquerne bénéficie d’un mixte énergétique exemplaire, dans le cadre d’un contrat de performance énergétique global portant sur les 108 bâtiments les plus énergivores de la ville. « Il n’y aura pas de transition énergétique si nous ne nous engageons pas d’abord dans un programme de réduction de notre consommation d’énergie. Nous avions donc la volonté d’être innovants et exemplaires », souligne François Commeinhes, maire de Sète (Hérault) et président de Sète Agglopôle Méditerranée.

300 m² de panneaux solaires

Le centre balnéaire, dont les chaudières gaz dataient de 1993, a bénéficié d’un aménagement spécifique par la mise en place d’une installation en thalassothermie avec trois pompes à chaleur alimentées par l’eau de mer (captée à partir du canal), couplée à l’installation de panneaux solaires et d’une chaudière au gaz naturel pour l’apport complémentaire. Afin de profiter au maximum de l’ensoleillement optimal, 300 m² de panneaux solaires hybrides DualSun ont été installés sur des ombrières protégeant une partie des parkings. Cette technologie encore assez innovante est constituée de deux «couches », les capteurs photovoltaïques recouvrent de façon uniforme les capteurs thermiques, ainsi protégés.

Système hybride

Dans le cas précis de Sète, la partie photovoltaïque produit de l’électricité réinjectée en circuit court pour l’alimentation électrique du complexe sportif, tandis que la partie thermique des panneaux permet de préchauffer l’eau des bassins. La technologie hybride est particulièrement intéressante dans les zones très ensoleillées, très chaudes et peu rafraîchies la nuit. En effet, les capteurs thermiques sont extrêmement sensibles à la surchauffe, ce qui provoque parfois leur mise hors service. Un système hybride refroidit les capteurs thermiques (empêchant d’avoir une eau à 60 voire 80 °C), évitant ainsi les surchauffes, et par ricochets, augmente leurs rendements!

Une diminution de 33 % de la consommation d’énergie fossile Plus de deux années après la mise en service de l’ensemble de ces technologies, « les résultats sont probants. Les coûts de fonctionnement sont réduits et nous avons même dépassé nos objectifs, avec globalement une diminution de 33 % de notre consommation d’énergie fossile, 51 % de rejets de CO2 en moins, et une baisse de 21% de consommation d’électricité », souligne le maire de Sète. Par ailleurs, au vu des rendements électriques des installations photovoltaïques et hybrides (59233 Mwh Elec et 78600 kWhu en 2017), le retour sur investissement devrait intervenir au bout de neuf années.